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Quels sont les impacts du budget finance 2018 pour le logement social ?

Annoncées fin septembre, les réformes économiques du budget finance 2018 continuent de faire grincer les dents. Le gouvernement a été critiqué de toute part, le nouveau budget a été accusé de favoriser les foyers aisés. Parmi les plus remontés, nous avons les bailleurs sociaux qui dénoncent d’énormes coupes budgétaires concernant les logements sociaux. En effet, les coupes en question freinent considérablement la construction et le fonctionnement des H.L.M et autres. Zoom sur les conséquences du nouveau budget 2018 sur le logement social.

Quelles sont les coupes prévues ?

Intérieur appartement HLM

Pour l’année 2018, le gouvernement prévoit de réduire le financement des aides personnelles au logement (APL). Cette nouvelle réforme économique prévoit de baisser le budget dédié aux logements sociaux de 18 % en deux ans : le budget devrait ainsi passer de 18,3 milliards d’euros à 16,5 milliards en 2018 puis 15 milliards en 2019.

La coupe représente ainsi près de 1,7 milliard d’euros, ce qui n’est pas rien ! Les organismes H.L.M sont d’ailleurs très inquiets, car ils se verront dans l’obligation de trouver de nouvelles sources pour financer l’entretien des logements, mais aussi la construction de bâtiments neufs.

Les H.L.M sont les plus touchés

HLM

Si le gouvernement promet la stabilisation du taux du Livret pour les deux prochaines années, ce nouveau budget 2018 n’en reste pas moins très pénalisant pour les habitants des logements sociaux, en particulier les H.L.M. Rappelons en effet que la grande majorité des locataires H.L.M perçoivent l’APL. Le nouveau budget obligera les bailleurs à faire baisser les loyers certes, mais ces derniers affirment que ce ne sont que d’un écran de fumée pour tromper les locataires les plus pauvres.

« […] les conditions de vie vont se dégrader, les organismes n’auront plus les moyens d’entretenir les logements », avait dénoncé Alain Cacheux. Il sait de quoi il parle, en tant que dirigeant de la fédération des Offices publics de l’habitat (OPH) qui rassemble près de 264 organismes responsables de 2,4 millions de logements.

Des propos soutenus par Marianne Louis, secrétaire générale de l’USH (Union sociale de l’habitat) qui regroupe 723 bailleurs : « […] le gouvernement va nous rendre incapables de leur apporter cette stabilité au moment où la précarité, le chômage, les bas salaires augmentent ». Une pétition en ligne avait été lancée pour protester contre cette coupe budgétaire et la possible suppression de l’APL.

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